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Ecole Patate 2014 (frz.)

Peu avant ma visite à Ziguinchor en janvier 2014, l'ONG Makoi avait versé des fonds pour la construction d'une nouvelle salle de classe. La petite organisation à Gelsenkirchen avait été fondée il y a quelques année par les membres d'un groupe de percussion rassemblés autour du joueur de djembé Aladji Touré, un ami de longue date de l'instituteur Max Sagna à Ziguinchor. Deux ans auparavant, Makoi avait cofinancé une pompe à eau sur le terrain de l'école et fin 2013, on avait envoyé l'argent pour terminer la construction d'une salle de classe qui devait en remplacer une autre en rabane. Ce jour-là, Max avait assez de temps car, une fois de plus, la plupart des instituteurs, syndicalistes, faisaient grève. Pourquoi et dans quel but, je l'ignorais.

                                         
En tout cas, nous avions le temps de nous promener calmement sur le terrain de l'école, de causer avec les collègues sur place et d'examiner la salle de classe à rénover. Max insistait pour que je revienne le lendemain prendre quelques photos du chantier prévu.

De plus, on voulait me donner les factures concernant les achats de matériaux et la main d'œuvre afin que je les transmette au responsable de Makoi. Comme l'année passée, ma première visite à l'école patate en 2014 se terminait au bistro du coin "Les copains" devant une bière Gazelle …

Lors d'une rencontre le lendemain après-midi, Max, son collègue Oscar et moi, nous avons discuté d'un part des possibilités pour faire obtenier aux élèves des papiers nécessaires et de d'autre part la possibilité d'installer des parrinages pour les élèves.

Se procurer des papiers s'est avéré être une démarche beaucoup plus compliquée que je ne l'avais imaginé. Les papiers exigés pour prouver l'identité de quelqu'un ainsi que les frais prélevés varient selon le village ou la communauté rurale d'origine. D'ordinaire, on demande une copie de la carte d'identité (correspond au 'Personalausweis' en Allemagne) d'au moins un de parents. Car souvent, ceux-ci sont introuvables et le problème paraît insoluble. Un extrait de non-inscription n'est pas facile à obtenir non plus.

L'alternative c'est d'aller à la préfecture ou au tribunal avec deux témoins et avec l'élève pour y faire attester officiellement l'identité de l'enfant - que de démarche! Au départ j'avais certes pensé pouvoir, accompagné d'un sénégalais, aider les élèves à se procurer des papiers. Mais plus Max me donnait des détails et plus il téléphonait avec ses collègues, plus ce plan me semblais irréaliste. Peu avant, j'avais jeté un coup d'œil sur la liste des élèves sans état civil à l'école patate: il y en avait à peu près un tiers dans chaque classe, parfois davantage.

Je n'arrivais pas à comprendre, comment les instituteurs pouvaient supporter le fait, que leurs élèves sans papiers, souvent intelligents et désireux d'apprendre, quittent l'école sans brevet et échouent ainsi dans leur carrière scolaire.
Comment était-il possible, que les instituteurs se donnent tout de mal pendant des années, toute en sachant que tout cela menait à rien?
Une situation paradoxe comme on en rencontre souvent au Sénégal. En tout cas, je me suis rendu compte que pendant mon séjour de deux semaines à Ziguinchor je n'obtiendrais à aucun résultat de ma propre initiative. Je donc abandonnais cette idée ou bien je tentais de l'intégrer dans une autre projet.

       

Beaucoup d'ONG allemandes engagées en Afrique offrent à leurs membres la possibilité de s'engager dans un parrainage pour un élève ou une école. Le problème d'une telle manière de soutien individuel - en principe la bienvenue chez le filleul - c'est toujours de trouver un équilibre entre d'un côté les encouragements et la relation individuel et de l'autre côté le bien-être d'une classe, d'une école ou même d'une communauté villageoise. Les enfants favorisés par un parrainage peuvent susciter dans leur classe la jalousie des autres et générer un mauvais climat dans le groupe.

Dans notre entretien nous avons constaté l'évidence d'une part des besoins collectifs, d'autre part des besoins individuels, qu'on pourrait satisfaire - tous les deux - avec l'argent de parrainage. Ainsi on visait à payer avec les fonds de parrainage les frais mensuels de cantine pour toute la classe, les frais annuels d'inscription, le coût du matériel scolaire comme les cahiers et les crayons etc. Pour chaque filleul en particulier on pourrait payer les soins médicaux nécessaires (par exemple des lunettes) et les frais pour lui procurer des papiers d'identité. Ces fonds pourraient également être utilisés pour améliorer les conditions d'apprentissage à la maison (coût des bougies, d'une lampe, d'une table etc.).

Oscar se déclara prêt à s'occuper de l'indispensable contact avec les parents respectivement les tuteurs des filleuls ainsi que de la gestion des fonds. On s'est très vite mis d'accord sur les critères du choix des élèves pour les parrainages: les résultats scolaires, l'aptitude à apprendre et bien sur le degré de pauvreté.
Il était également prévu de rédiger un compte-rendu annuel pour les parrains à fin de leur présenter les progrès réalisés par l'enfant.
Le nouvel Hôtel "Casa Verde" dans le quartier Lindiane était tout trouvé pour cette rencontre et nous avons terminé la réunion en prenant un dîner conviviale dans la cour ombragée..